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Le pouvoir du voyage initiatique, retour sur mon expérience à New-York

Now it’s time ! Un mois maintenant que je suis rentrée de New-York. Alors oui, il était temps que je me lance à écrire ce voyage, ici, en ligne et à cœur ouvert… Le temps passe, mais tout est encore frais dans ma tête (et dans mon bullet journal), je reprends mes esprits, c’est gravé et j’espère que ça le restera.

 

Je sais bien, quand on parle de voyage initiatique, on est loin de penser à un voyage aux Etats-Unis et encore moins à New-York. On imagine plus facilement une contrée paisible, dépaysante, à l’extrême opposée de notre quotidien. Pourtant, peu importe la destination, pourvu que l’on ait l’ivresse, le voyage initiatique c’est pour moi, un état d’esprit, un chemin, une transition et surtout un apprentissage. Alors pourquoi New-York, pourquoi en avoir fait un voyage initiatique ? 

 

Pourquoi ce besoin de voyage initiatique ?

D’abord remettons les choses dans leur contexte : je suis partie un mois à New-York. Un mois c’est certes peu, mais cela dit c’est une première étape dans un cheminement, ce voyage n’était pas une fin en soi je l’espère. C’est parti d’abord d’une volonté d’apprendre l’anglais et quoi de mieux que de pratiquer l’anglais en immersion pendant un mois. New-York était une évidence pour moi.

 

Mais au-delà de ça, j’étais dans une période de ma vie où j’avais besoin de vibrer, de connaître un peu de renouveau, de me retrouver avec moi-même, de mieux me connaître, de m’éloigner, de sortir de ma routine… C’était ça ou la crise de nerfs, donc ça a été ça ! J’étais vraiment dans une recherche de moi-même et d’un sens à ce que je faisais.

 

Bon et accessoirement, je n’avais jamais voyagé seule, je ressentais donc le besoin de sortir de ma zone de confort et de me prouver que j’en étais capable et même plus, de me montrer que j’appréciais cela.

 

Les étapes de mon voyage initiatique

Alors que je pensais déjà à l’écriture de cet article, j’ai visionné une vidéo d’un youtubeur digital nomad Jean loup L. dont je suis fan, où il parle du voyage initiatique justement. Je recommande d’ailleurs vivement sa chaîne YouTube, il m’est très inspirant. C’est incroyable à quel point tout ce qu’il exprime dans sa vidéo est exactement ce que j’ai ressenti. C’est simple il a tout dit, voilà comment je résumais mon voyage : solitude, rencontres, contemplation et recul. Sa vidéo m’a d’ailleurs aussi aidé à amortir la chute du retour.

 

1 – La puissance de la solitude

La solitude, c’est l‘étape principale d’un voyage initiatique. La solitude souhaitée, positive. Au quotidien, j’aime mes moments seule. Mais je suis dans ma zone confort. Là je ne savais pas du tout comment j’allais vivre la solitude dans un cadre dépaysant… Et, c’était le kiffe total ! Encore faut-il bien s’entendre avec soi-même !

 

Arpenter et se perdre dans les rues, méditer dans les les parcs (gros coup de cœur pour mes relaxations dans les parcs, c’était la folie), visiter les lieux que je désire et quand je le désire, rester trois heures chez Victoria Secret sans personne pour me presser, comment peut-on avoir peur de ça ?

 

Comment peut-on craindre la solitude au point de ne jamais l’essayer ? C’est là qu’on réalise que la peur régit vraiment notre vie. Et finalement pas à juste titre.

 

2 – La prise de recul

La solitude engendre la prise de recul. Forcément, qui dit solitude dit se parler à soi-même, se poser des questions, s’écouter, réfléchir sur soi-même, se faire confiance.

 

Oui se faire confiance, car c’est dingue comme je remarque à quel point dans la vie on écoute souvent les conseils des autres (depuis l’enfance même, parents, profs, amis, experts) sur comment mener sa propre vie, moi la première je l’avoue. Pourquoi croit-on qu’ils peuvent savoir mieux que nous ce qui est bon ou mauvais pour nous ?

 

C’est là que j’ai compris qu’il faut  seulement suivre son instinct, son intuition. Globalement, je me suis rendue compte que je n’avais besoin de personne pour savoir quoi faire ou faire ce que je désirais. C’est pas toujours évident, on apprécie les conseils des autres et ils peuvent être bienvenus quoi qu’il arrive, mais nous sommes notre meilleur guide !

 

 

3 – L’énergie des rencontres

Quand on voyage seul, paradoxalement on est plus enclin à rencontrer de nouvelles personnes. Dans mon cas, ce fut relativement facile puisque je prenais des cours d’anglais avec d’autres étudiants étrangers.


Partir à la découverte d’autres cultures, personnalités fait partie intégrante d’un voyage initiatique. On se retrouve à côtoyer des gens qui ont le même état d’esprit que nous. J’imaginais que la langue pourrait être une forte barrière pour lier de vraies amitiés. Et en fait c’est tout l’inverse, tu peux carrément te taper des barres, philosopher, t’énerver ou encore avoir des coups de cœur, en anglais.

 

Malgré tout parfois, j’étais prise entre deux feux : l’envie de discuter et être en effervescence avec plein de nouvelles personnes et le besoin de profiter de ma solitude. J’ai arbitré, en jonglant entre les deux.

 

Par ailleurs, j’ai trouvé les New-yorkais extrêmement gentils et avenants. Je crois que moi-même j’étais bien plus souriante que d’ordinaire, tellement heureuse d’être là, que les gens me souriaient en retour. C’est tout bête mais le sourire incite au sourire et apporte du baume au cœur.

 

La prochaine étape pour moi sera peut-être de partir seule mais sans école, pour me faire encore davantage violence (pourquoi ce mot négatif quand au final c’est un plaisir ?) dans la rencontre avec autrui.

 

4 – Contemplation

Evidemment, cette phase est aussi pour moi indispensable. Contempler ce nouveau monde autour de nous, s’émerveiller… Je ne saurais d’ailleurs pas dire si c’est le lieu ou le contexte qui nous permet le plus d’être ébahi, mais une chose est sûre à New-York, j’ai vécu un rêve éveillé durant un mois, et pendant bien trois ou quatre jours au début je ne réalisais pas. Je pense qu’en étant seule (ou accompagnée de nouvelles personnes), on est plus aptes à s’extasier et se concentrer sur l’environnement autour de nous.

 

J’ai d’innombrables lieux et expériences à partager de mon périple New-yorkais, mais ce n’est pas tellement le sujet de cet article. Je souhaite juste préciser qu’en effet New-York est un paysage urbain riche de modernité, mais elle n’en est pas pour autant artificielle. J’ai senti une âme dans cette ville, de la magie. C’est simple je l’ai trouvé grandiose. Puis que dire des parcs… ces havres de paix au milieu des buildings… New-York, le parfait mixe entre effervescence, euphorie et quiétude, ce qui était parfait pour ce que j’attendais de ce voyage.

 

Pourquoi l’émerveillement est indissociable pour moi d’un voyage initiatique ? Parce qu’il y a un côté spirituel dans le fait d’admirer tous ou presque les aspects d’un endroit et selon moi, c’est forcément moteur de réflexions.

 

Le bilan de mon voyage initiatique à New-York

 

Et bien sachez que je me suis trouvée de bonne compagnie. Logique que je m’entende bien avec moi-même, me direz-vous ? Détrompez-vous, j’ai suffisamment de personnes dans ma tête, de pensées nocives comme de pensées positives pour à la fois me détester et m’adorer. Je peux paraître équilibrée, mais je remercie surtout mon self control pour cela (on m’appelle pas Poker Face pour rien).

 

Mais finalement, en me retrouvant à l’autre bout du monde…, loin des amis, familles, connaissances, collègues, toutes les personnes qui me connaissent parfaitement, connaissent une partie de moi ou alors croient me connaître…, j’ai pu me retrouver, me trouver, être davantage en accord avec moi-même, libre et apaisée, sans le regard ou l’idée que l’on se fait de moi.

 

Evidemment, ce n’est pas parfait, ce n’est pas fini, ça commence là. Mais durant ce voyage, j’ai enfin réussi à lâcher prise. Quelques-uns de mes démons se sont enfuis. Ils sont malheureusement un peu revenus à mon retour… Et c’est là que je vais pouvoir enchaîner avec l’après-voyage initiatique.

 

Comment gérer l’après-voyage initiatique ?

 

Avant mon départ à New-York, je m’étais mise en condition pour que mon retour soit malgré tout agréable, ce qui n’est pas toujours facile après une si fantastique expérience, en travaillant sur des représentations internes positives. Après deux mois sans sport, il me tardait de retourner à la salle pour soulever des poids 😂, premier point positif. Retrouver une nourriture plus équilibrée et la cuisine française était aussi un autre point fort. Sans parler de revoir mes proches, leur raconter mon périple ou profiter de la plus belle saison de l’année avec soleil et soirées en terrasse à Marseille.

 

Malgré toute la bonne volonté du monde, le retour à la réalité a été dure. J’ai enchaîné le lundi avec la reprise au travail et ma routine est très vite revenue. J’aime mon quotidien mais d’un seul coup, il me semblait bien fade entre autres choses, quelques idées noires (grises) refont surface. Mais mince, je ne suis pas partie un mois à New-York pour avoir le coup de blues en rentrant !! Alors hophop on se ressaisit. Ces instants de solitude et de bonheur qui ont été propices à la réflexion doivent me booster et non m’enfoncer !

 

Alors je sais beaucoup de monde a déjà voyagé seul mais j’ai accompli cette chose jusqu’au bout, avec plaisir et enthousiaste alors que je n’étais pas sûre de moi, je peux (presque) tout tenter désormais ! Ça a fait sauter des verrous en moi qui n’étaient là que par peur j’imagine. Je continue donc mon élévation et je pense à toutes les portes que je pourrais ouvrir. Bon alors sachez que de base, je ne me repose pas non plus sur mes lauriers, mais peut-être que je peux encore faire plus. Plus, mieux ou dans une meilleure direction.

 

A présent, j’ai de nouvelles envies, des projets que je vais essayer de concrétiser, rien de bien fou mais je n’en dirais pas plus. Je vais juste davantage m’écouter plus (et pas la négativité d’autrui), et suivre mon instinct. Ce voyage ne m’a pas encore apporté toutes mes réponses mais il a enclenché de nouvelles questions et me montre qu’il existe bien d’autres voies à étudier pour parvenir au bonheur absolu. Rien que ça…

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